Le saviez-vous ?


► La grande quantité de chaleur et de lumière émise par le Soleil est produite grâce à des réactions nucléaires. Sous l’effet de la température extrêmement élevée au coeur de l’étoile, les noyaux d’hydrogène fusionnent en noyaux d’hélium. En savoir plus...

► Le télescope spatial James Webb est le successeur de Hubble. Il s'agit d'un télescope de la taille d'un court de tennis qui sera placé sur orbite bien au-delà de la Lune. En savoir plus...

► Enterprise, le premier orbiteur, fut conçu comme un véhicule test et ne fut jamais équipé pour le vol spatial. En savoir plus...

► Les éjections de masse coronale (ou CME en anglais) sont des gigantesques bulles de gaz ionisé (plasma) qui sont éjectées du Soleil. Les CME transportent des milliards de tonnes de matière et d’éloignent du Soleil à 300 000 km/h. En savoir plus...

► Les boosters à poudre fonctionnent en complément des moteurs principaux de la navette spatiale durant les deux premières minutes de vol. En savoir plus...

► Le cycle lunaire s'étend sur 29,5 jours. C'est le temps nécessaire à notre satellite pour effectuer une rotation complète autour de la Terre. En savoir plus...

► le programme Constellation de la Nasa est définitivement enterré. Mais les énormes sommes d'argent investies dans l'étude et la mise au point du vaisseau Orion ne seront pas perdues. En savoir plus...

mercredi 10 août 2011

► STS : une page se tourne

Le 12 avril dernier, alors que la NASA se préparait au tout dernier vol d'une navette spatiale, une vidéo était postée sur le site nasa.gov. Ce film vous fait vivre dans le détail les préparatifs d'un lancement, puis revient sur l'origine de la machine la plus complexe jamais construite.
Les commentaires sont en anglais bien évidemment. 









Voici en bonus quelques informations supplémentaires concernant le programme des navettes spatiales :
Côté budget, le coût global du programme est estimé à 113,7 milliards de dollars (pour l'année fiscale 2010). La construction de Endeavour qui fut mise en chantier dans le but de remplacer Challenger coûta approximativement 1,7 milliards de dollars. Enfin, notez que la NASA dépensait environ 775 millions de dollars pour chaque mission STS.
Les cinq navettes ont été baptisées en référence à de célèbres navires s'étant illustrés lors de l'exploration des océans du globe.
Columbia fut perdue ainsi que son équipage lors de la phase de rentrée dans l'atmosphère le 1er février 2003 à l'occasion de sa 28ème mission. Columbia passa 300 jours dans l'espace.
Challenger et les astronautes à son bord connurent également une fin tragique le 28 janvier 1986 suite à une défaillance sur l'un des boosters à poudre. Chalenger passa 62 jours dans l'espace.
Discovery plaça sur orbite le télescope spatial Hubble et fut la première navette à être retirée du service. Discovery détient le record de vol spatial avec un total de 365 jours.
Endeavour s'illustra notamment en 1992 lorsque trois astronautes exécutèrent une sortie dans l'espace pour capturer à la main un satellite défectueux qui fut réparé dans la soute de la navette, puis remis en service avec succès. Endeavour passa 299 jours dans l'espace.
Atlantis effectua la dernière mission de maintenance sur le télescope spatial Hubble et fut la dernière navette envoyée dans l'espace. Atlantis passa 293 jours dans l'espace.
En 30 ans, les navettes spatiales effectuèrent près de 21 000 orbites autour de la Terre pour un total de 1 320 jours de vol dans l'espace.
Source : NASA

mardi 9 août 2011

► Juno en route vers Jupiter

Le 5 août dernier à 12h25 heure locale, la sonde Juno était lancée de Cape Canaveral (Floride) grâce à une fusée Atlas V. Juno débute ainsi un voyage de cinq ans qui la conduira jusqu'à Jupiter. Les objectifs de cette mission d'exploration consistent principalement à étudier la structure de la planète géante et à tenter de percer les mystères qui entourent sa formation et son histoire. La sonde de quatre tonnes a été construite par les industries Lockheed Martin à Denver et c'est le JPL (Jet Propulsion Laboratory), situé à Passadena en Californie, qui assure le contrôle de la mission.



mercredi 23 mars 2011

► Mercure : Messenger est en orbite

Après avoir parcouru 7,9 milliards de kilomètres depuis son lancement en août 2004, Messenger a effectué dans la nuit du 17 au 18 mars une manœuvre de 15 minutes à l'issue de laquelle la sonde est devenue le premier engin spatial à se positionner en orbite autour de Mercure, la planète la plus proche du Soleil.

A trois reprises, en 2008 et 2009, Messenger avait effectué des survols de Mercure, ce qui avait notamment permis de cartographier 90% de sa surface. On ne disposait jusqu’alors que des photographies prises en 1974 et 1975 lors des survols de la sonde Mariner 10. Grâce à ces clichés, les scientifiques avaient levé le voile sur 45% de la surface de la planète.

Au cours des deux semaines suivant l'insertion orbitale, les techniciens du contrôle de mission seront chargés de vérifier que tous les systèmes embarqués à bord de la sonde sont opérationnels.
A partir du 4 avril, Messenger devrait réellement débuter sa mission en renvoyant vers la Terre les premières données scientifiques recueillies depuis l'orbite de Mercure. Pendant une année terrestre, soit plus de quatre années de Mercure (la planète tourne en effet autour du Soleil en 88 jours terrestres), Messenger devra collecter grâce à ses différents instruments un maximum d'informations sur :
la structure et la composition de la couche rocheuse à la surface de Mercure,
la topographie et l'histoire géologique de la planète,
la nature de son atmosphère, de sa magnétosphère, de son noyau et de ses pôles.

Grâce à ses données, les scientifiques espèrent pouvoir éclaircir les grands mystères qui entourent encore Mercure : pourquoi sa densité est-elle si élevée, comment s'est-elle formée, quelle est la nature de son champ magnétique, quels sont les gaz qui composent sa fine couche atmosphériques ?

mardi 22 mars 2011

► Comprendre la radioactivité

Après les évènements dramatiques survenus au Japon en ce mois de mars et plus particulièrement au coeur des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, il nous a semblé important de vous livrer des informations précises sur la nature de la radioactivité, ce phénomène qui, chez la plupart d'entre nous, constitue la source de nombreuses interrogations et d'un sentiment de peur tout à fait compréhensible mais pas toujours très rationnel.

Et contrairement à ce que certains pourraient penser, ce sujet est bel et bien à sa place dans les colonnes d'un blog consacré à l'astronomie : on a tendance à l'oublier, mais la radioactivité est avant tout un phénomène naturel, présent sur notre planète depuis toujours. C'est même en partie grâce à elle que la vie est apparue.
La radioactivité est produite également, au coeur de notre étoile, là où les réactions de fusions nucléaires produisent l'énergie solaire indispensable à notre existence.

Pour découvrir les secrets de la radioactivité, nous vous invitons donc à visiter laradioactivité.com , un site extrêmement bien documenté qui aborde à la fois le thème de la radioactivité naturelle, de la production d'énergie et des applications du nucléaire en médecine.

mercredi 13 octobre 2010

► Mais où est passée... l'atmosphère de Mars ?

Après avoir observé des formations qui ressemblent à des lits de rivières asséchées et découvert des minéraux qui ont besoin d'eau pour se former, les scientifiques disposent de nombreux indices pour affirmer que la planète Mars a connu dans un lointain passé la présence d'eau liquide à sa surface. Ceci implique que la planète possédait alors une atmosphère épaisse capable de générer une température au sol assez élevée pour que l'eau puisse se maintenir dans son état liquide. Hors, cette atmosphère s'est rapidement réduite comme une peau de chagrin et la planète s'est transformée en monde froid et désertique.

La NASA lancera en 2013 vers la planète rouge la sonde MAVEN (Mars Atmosphere and Volatile Evolution) pour tenter de comprendre les processus qui ont aboutis à la quasi disparition de l'atmosphère de Mars.
L'origine de ce phénomène a été identifiée : il y a plusieurs milliards d'années, le champs magnétique de Mars disparaissait.
Dés lors, les particules électriquement chargées du vent solaire purent s'abattre sur la planète et disperser dans l'espace l'atmosphère de Mars, désormais privée de son bouclier magnétique.
Selon Joseph Grebowsky du centre Goddard de la NASA : "MAVEN examinera par quels moyens le vent solaire altère aujourd'hui même l'atmosphère de Mars. [...] Nous pourrons aussi observer les variations de pertes atmosphériques en fonction des différents niveaux d'activité solaire pendant toute une année. Établir un lien entre pertes atmosphériques et activité solaire nous permettra d'estimer à quelle vitesse le Soleil, au cours de son évolution, a érodé l'atmosphère de Mars".

Cependant, le vent solaire n'est peut-être pas le seul en cause. Mars, dans sa jeunesse, a connu de nombreux impacts avec des astéroïdes géants. Ces collisions cataclysmiques ont pu également jouer un rôle déterminant en expulsant dans l'espace d'énormes quantités de particules atmosphériques.

La mission MAVEN devra estimer quelle a été la perte en hydrogène et en eau subit par Mars depuis que son atmosphère a commencé à disparaître.
Pour y parvenir, les scientifiques devront mesurer le rapport entre l'hydrogène et le deutérium (un isotope de l'hydrogène) dans la haute atmosphère de la planète. Il compareront ensuite ce résultat avec le rapport hydrogène/deutérium relevé sur des comètes et des astéroïdes, ce qui est supposé être la donnée originelle correspondant à l'époque de la formation du système solaire.
D'autres mesures de rapports isotopiques seront également effectuées sur des éléments comme l'oxygène et le carbone.
Images : MAVEN en orbite autour de Mars (vue d'artiste).
Crédit image : NASA / GSFC.